Fabrique artistique à Lyon

Bienvenue à l'Assemblée

Les inscriptions aux ateliers pour l'année 2026-2027 sont ouvertes.
Découvrez dès à présent le programme de la saison !

Sortie de résidence
Spectacle

Pour un oui ou pour un non & Elle est là septembre 2026

Représentations | Théâtre
Cie du Bonhomme | Cie la 6e Cervicale
14 au 16 octobre 2026 - 20h

Tout ce qui reste à venir / Collectif Eskandar

Sortie de résidence | Théâtre & musique
Collectif Eskandar | Samuel Gallet
5 novembre 2026 - 19h30

Le Tour de France / Compagnie du détour

Représentations | Théâtre
Cie du Détour | Agnès Laroque & Laure Séguette
12 & 13 novembre - 19h30

EDITO

Quand ils sont venus chercher les socialistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas socialiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai rien dit, je n’étais pas juif.

Puis, ils sont venus me chercher. Et il ne restait personne pour protester.

Cette citation du pasteur allemand Martin Niemöller ne parle pas seulement d'une époque. Elle parle d'un mécanisme : celui de l'indifférence face à ce qui semble ne concerner que les autres. Aujourd'hui, les coupes dans les budgets de la culture se multiplient. Un festival est annulé, une compagnie disparaît, un théâtre renonce à une partie de sa programmation. À chaque fois, cela paraît n'être qu'un ajustement. À chaque fois, on s'habitue un peu plus. Comme si l'appauvrissement culturel était autant une fatalité qu'un choix politique.

La culture n'est pas le problème des seuls artistes. C’est un bien commun. Spectacles, ateliers amateurs, projets artistiques dans les écoles, les hôpitaux, les EHPAD... nous travaillons et nous nous engageons auprès de toutes les communautés humaines. Lorsqu'on cesse de défendre ce qui fait vivre notre imaginaire, notre esprit critique et notre lien collectif, on découvre parfois trop tard ce que l'on a laissé disparaître.

Il ne s’agit pas de comparer les situations ni d’en confondre la gravité. L'histoire nous enseigne que les grandes transformations avancent souvent à petits pas, portées par l'habitude, la résignation et le silence.

Cette saison à L’Assemblée, nous poursuivrons notre désir d’être un lieu de rencontres, de questionnements et d’étonnement. Nous continuerons à accueillir et accompagner des artistes en recherche et en création. Autant de propositions qui dessinent un paysage sensible et vivant du monde où les récits d’hier dialoguent avec ceux d’aujourd’hui.

Autant de propositions que nous sommes heureux de partager avec vous.

Thomas Poulard.